CONSTRUCTION DE LA GARE MARITIME DE CROISIERES  AU PORT AUTONOME A MARSEILLE - 13



Partir en croisières est le rêve de beaucoup. Mais un rêve qui, pour pouvoir être accessible, sans tourner au cauchemar, doit reposer d’abord sur une économie de moyens, mais aussi sur une organisation sans faille. Avec plusieurs voyages en Floride, à Barcelone, Vancouver et Gênes, pour étudier les différentes Gares et systèmes industriels existants, la gare de Croisière du Môle Léon Gourret à Marseille, a fait l’objet, d’une véritable concertation avec le Port Autonome et avec les principaux opérateurs américains, pour définir un fonctionnement à la fois performant, polyvalent, évolutif et d’une simplicité maximale.

En effet, une Gare de Croisières est d’abord une affaire de Process Industriel.
Dans le cas du Port de Marseille, chacun avait à cœur également, malgré de fortes contraintes financières, d’y traduire aux yeux de passagers du monde entier, l’image d’un renouveau de la Ville, après quelques décennies de torpeur. Fiers d’être Marseillais, comme on dit au Stade.
La nouvelle Gare ambitionne, en effet, grâce aux avantages naturels de sa rade et des infrastructures de transport de la Région, de fixer sur Marseille un trafic de tête de ligne dans un marché méditerranéen en pleine croissance. Implantée au milieu du Port industriel, en eaux profondes, à proximité des grandes voies de communication, elle répond à l’évolution récente de ce type d’installations dans le monde. Augmentation de la taille des bateaux et du nombre des passagers, rotation accélérée des navires, industrialisation des procédures d’embarquement et du traitement des bagages, etc.

Choisi par Concours en Septembre 1999, le Projet a la capacité rare de traiter simultanément deux navires à quai et d’accueillir des unités importantes (2000 passagers et plus). Avec une disposition classique, Bagagerie en Rez-de-Chaussée, Salle d’Enregistrement à l’Étage, le plan recherche, par sa simplicité d’écriture, la lisibilité et la continuité des accès et des cheminements, avec des principes de fonctionnement, à la fois souples et rigoureux. L’aspect architectural tire partie du registre industriel banal, propre au domaine portuaire, tout en créant un effet inusité, grâce à un bardage métallique en toiture et façades, qui change de couleur et de reflets selon le temps et l’exposition. La structure métallique arborescente de la salle d’enregistrement est magnifiée par les lanterneaux en polycarbonate qui irrigue en lumière naturelle toute l’épaisseur du bâtiment.

 

 

Maître d'Ouvrage : Port Autonome de Marseille

Maître d'Ouvrage Mandataire : D.D.E - Service “Constructions Publiques”

Architecte Mandataire : Atelier de la rue Kléber, SARL d'Architecture / Valérie Décot & Jean-Luc Rolland, Architectes DPLG

Suivi des Travaux : Atelier du Prado, Sarl d’Architecture / Nathalie Borowsky, Architecte

Co-Traitants : Ite Partenaires : BET pluridisciplinaire / Echologos : acoustique

Programme : Construction d’une Gare Maritime de Croisières / Conception générale pour 6 000 passagers (salle d’embarquement et bagagerie) / Salle d’embarquement pour 2 500 à 3 000 passagers

Cibles HQE : Chantier propre / Tri sélectif des déchets

Surface : 5 920 m² SU +1 300 m² de bâti exterieur, passerelles, travelator

Montant des travaux : 7 600 000 € HT - 9 090 000 € TTC

Etudes et chantier : Concours Lauréat en juin 1999 - Livraison en avril 2003

Mission : Mission de Base (Conception et Chantier)